Comment bien choisir son casque ?

Le casque est l’élément de sécurité qui permet de protéger votre tête lors d’un accident. 

Sur 8 millions de pratiquants des sports de glisse dans l’hiver, on compte 150 000 blessés, dont  3% de traumatismes crâniens, c’est donc près de 4 500 personnes qui sont touchées chaque année par cette pathologie. Avec, parfois, des conséquences très graves.

Lorsqu’on sort en forêt ou en hors-piste, on a tendance à penser au casque, mais la piste est aujourd’hui tout aussi dangereuse.

Les pistes sont mieux préparées, les gens ont donc tendance à aller plus vite, sans forcément être capables de maîtriser cette vitesse… Les collisions entre skieurs et les chocs lors de chutes sont d’autant plus forts. Et les risques de traumatismes crâniens sévères d’autant plus grands.

Votre casque doit répondre aux normes européennes en vigueur (CE-EN 1077). Si vous pratiquez la compétition, le port du casque est non seulement obligatoire mais ce dernier devra en plus être homologué FIS et avoir la certification ASTM 2040.

1/ Bien choisir la taille

A l’aide d’un mètre de couture faites le tour de votre tête au niveau des sourcils de manière bien horizontale, pas au sommet du crâne, ni en diagonale : vous avez ainsi la taille de votre tête en cm.

On vous recommande de choisir un casque de ski à taille réglable par molette pour un ajustement optimal à votre tête. Côté protection, les plus téméraires opteront pour la mentonnière ou le protège nuque

2/ Les aérations

Il est important d’avoir un casque avec une bonne ventilation, si celle-ci est réglable vous pourrez faire varier le flux d’air en fonction des conditions climatiques et de votre activité. La majorité des casques de ski sont équipés d’aération. Ces ouvertures permettent en fait à l’air de circuler et ainsi de conserver une température confortable. 

Plus la vitesse est élevée plus le rafraîchissement est important grâce à l’entrée d’air frais par les évents avant et grâce à l’effet venturi. Cependant quand on skie en plein hiver sur glacier ou lors des grandes vagues de froid, il peut être intéressant de régler cette aération voire même de la fermer complètement. Les marques redoublent donc d’imagination pour proposer des systèmes de ventilation réglables tous plus innovants les uns que les autres. 

Bien évidemment, plus on monte en gamme plus le nombre d’évents est important et plus le système est pratique et perfectionné.

3/ Les normes

Les casques de ski ont des caractéristiques bien particulières car ils doivent à la fois vous protéger des obstacles, tels que les rochers, les arbres, la glace et même des autres skieurs, et maintenir votre tête au chaud durant l’effort tout en facilitant la ventilation de l’humidité accumulée.

Il existe deux grandes classifications des casques de ski répondant toutes deux à la norme européenne EN 1077 :

  • Les casques de ski de classe A, caractérisés par une couverture intégrale et solide, destinés à l’usage professionnel et aux compétitions sportives.
  • Les casques de ski de classe B, caractérisés par des oreilles souples, destinés à un usage récréatif, c’est-à-dire, à la majorité des skieurs français.

4/ Les constructions

Un casque de ski est composé de deux parties : une coque extérieure et une doublure intérieure. La coque extérieure est rigide et fait office de première barrière lorsque vous tombez. Lors du choc, la coque permet de propager l’impact sur une plus grande partie du casque de ski. Quant à la mousse intérieure (doublure), cette dernière se déforme sous l’impact pour ainsi absorber le choc et éviter les lésions cérébrales.  Les casques de ski sont, en majeure partie, composés de la sorte. 

Bien, maintenant que vous visualisez les différentes parties qui composent un casque de ski, passons maintenant aux technologies de fabrication d’un casque de ski :

  • La construction classique en ABS moulée par injection : elle offre une plus grande résistance et capacité d’absorption des chocs que les autres constructions. Les casques de ski, fabriqués de la sorte, sont constitués de deux pièces, réunies et collées : une coque externe et une épaisseur interne. La coque externe est construite en plastique dure ABS tandis que la mousse (doublure intérieure) est faite en EPS (polystyrène expansé). Le matériau ABS est reconnu pour ses propriétés anti-chocs, à la fois rigide, léger et pouvant être moulé facilement. Le polystyrène expansé (EPS), quant à lui, offre une bonne isolation thermique et une grande résistance aux chocs et à la compression.

Les avantages : elle est moins onéreuse que les constructions In-Mold ou hybrides et ce sont des casques très robustes et résistants, ayant une longue durabilité. 

Les inconvénients : le poids des matériaux utilisés n’est pas optimisé, rendant ces casques généralement un peu plus lourds, la circulation d’air dans le casque durant l’effort est plus difficile, la ventilation n’est donc pas optimale.

  • La construction In-Mold : elle se traduit par un moulage unique entre la coque externe et la doublure interne, permettant ainsi de réduire considérablement le poids du casque de ski et d’offrir une ventilation plus performante durant l’effort. Cette construction unique garantit également une meilleure diffusion de l’impact sur une plus grande partie du casque de ski. La coque extérieure est donc cette fois-ci en PC (polycarbonate), directement moulée avec la mousse intérieure en EPS (polystyrène expansé). Le polycarbonate (PC) est également reconnu pour son excellence résistance aux impacts et il est également très utilisé dans la fabrication des casques de moto ou des coques de smartphones. chaque gramme compte, ces casques sont donc très légers et ils sont plus résistants aux impacts et donc plus performants.
  • La construction hybride : il existe également un mélange des deux constructions précédentes pour ceux qui voudraient un peu de ABS injecté et un peu de In-Mold. Le principe : le casque de ski est construit de sorte que chaque matériau est utilisé à la bonne place, en bonne quantité. Bref, la construction hybride optimise les traits positifs de chacun des matériaux. Ainsi, la coque extérieure est composée d’une coque résistante injectée en ABS sur le sommet de la tête et d’une coque en PC (polycarbonate) au niveau de la nuque et au-dessus du masque.  La coque injectée en ABS sur le sommet permet ainsi de mieux absorber les chocs, tandis que la coque en PC permet d’alléger l’ensemble.

Les avantages : la construction est optimisée grâce au mélange des deux technologies ABS et In-Mold, ces casques sont légers, robustes et durables

Le petit inconvénient : ces casques de ski sont souvent plus chers du fait de la construction hybride

5/ Technologie MIPS : Multidirectional Impact Protection System

Les casques dotés de la technologies MIPS offre une meilleure protection du cerveau lors d’impacts obliques. Fruit de longues années de recherche, la technologie MIPS prend la forme d’une coque dure installée à l’intérieur du casque de ski. Cette coque dure, fixée grâce à des attaches multidirectionnelles, peut se mouvoir dans tous les sens, à l’intérieur du casque, ce qui change toute l’absorption de l’énergie en cas de choc. Lorsqu’un choc sur le casque de ski survient, cette coque dure ne restera pas fixe et dissipera l’énergie accumulée. Les casques de ski dotés de la technologie MIPS offrent donc une bien meilleure protection de la tête et du cerveau.

6/ Visière

Vous pourrez également trouver des modèles qui intègrent d’office une visière, évitant ainsi l’achat d’un masque en parallèle. Cela reste plus une histoire de style puisque les performances des écrans proposés sont tout aussi qualitatives que sur des masques seuls. On trouve même des casques avec visières photochromiquesEnfin, pour ceux qui aiment dévaler les pistes en musique, il existe des casques avec système audio intégré.

7/ Changez votre casque tous les 5 ans minimum

Les casques de ski sont composés de matériaux qui s’usent et se fragilisent avec le temps. C’est le cas de la mousse EPS qui compose la partie interne de votre casque. Son rôle est d’absorber les chocs en cas de chute ou collision. Mais au fil du temps les conditions de stockage et les petits chocs du quotidien peuvent altérer les caractéristiques initiales de l’EPS. Bien sûr, tout dépend de la fréquence à laquelle vous pratiquez les sports de glisse et de votre niveau. Si vous êtes skieur ou snowboardeur régulier, votre casque s’usera plus vite. Un casque bien adapté ne bouge pas quand vous secouez la tête et ne comprime pas le visage. Pensez à vérifier que le casque de votre enfant est toujours adapté à son tour de tête avant de partir skier !

Et pour rappel, le port du casque est obligatoire pour les enfants suivant des cours en écoles de ski.

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